les fondateurs des réseaux du CEP-Ignatien
Les trois réseaux - la Compagnie de Jésus, la Compagnie de Marie Notre-Dame et la Société de Jésus-Christ qui forment le "réseau CEP" ont en commun la spiritualité ignatienne (d'Ignace de Loyola) mais chaque réseau a sa propre histoire et son fondateur.
La compagnie de Marie Notre Dame et la Société de Jésus-Christ ont fusionné en mars 2004. Les établissements restent sous la tutelle respective de l'ACEL et de l'UGEC.
Les jésuites
La Compagnie de Jésus fut fondée par Ignace de Loyola (1491-1556), aristocrate né au Pays basque espagnol. Jusqu'à la vingt-sixième année de sa vie, il fut un homme adonné aux vanités du monde ; il se délectait surtout dans l'exercice des armes, avec un grand et vain désir de gagner de l'honneur. Blessé au siège de Pampelune en 1521, il est reconduit au château familial. Durant sa convalescence il lit la Vie du Christ et la Légende dorée qui raconte des faits et gestes de saints. Faire de grandes choses, comme le Christ, comme les saints, devient son rêve. Cette expérience, point de départ d'un des traits les plus fondamentaux de la spiritualité ignatienne, conduira Ignace sur le chemin de la conversion. Sa première décision sera d'aller à Jérusalem, en pèlerin mendiant. Il a alors 30 ans. A 37 ans, Ignace arrive à Paris . Il reprend ses études à la base, en commençant par les humanités. Il est reçu bachelier quatre ans plus tard et devient « Maître ès Arts » en mars 1533.
Ignace fonda la Compagnie de Jésus qui fut approuvée par le Pape en 1540. Au XVIème siècle, la création de collèges d'humanités était une nouveauté. Force fut donc d'improviser des réglements. Ignace s'inspira de la méthode de l'Université de Paris. En intégrant l'expérience de ses compagnons sur le terrain de leur mission, Ignace compose les Constitutions dont la IVème partie traite de l'éducation. En janvier 1599, une « règle à suivre » - le ratio studiorum - fut imprimé et imposé à toute la Compagnie . Ce ratio ne subira aucun changement jusqu'à la suppression de la Compagnie de Jésus en 1773.
La Compagnie de Marie Notre Dame (ACEL)
La Compagnie de Notre-Dame a été fondée à Bordeaux par Sainte Jeanne de Lestonnac (1556-1640), femme du XVIIe siècle, fortement marquée par la culture de la Renaissance. Sa mère est la sœur de Michel de Montaigne. Riche d'expériences diverses, épouse et mère de 7 enfants, après son veuvage elle fera un essai de vie contemplative chez les Feuillantines.
Après six mois, elle sort pour des raisons de santé et fonde une congrégation de religieuses apostoliques de spiritualité ignatienne : la Compagnie de Marie Notre-Dame.
À son époque il est urgent d'éduquer les jeunes filles afin qu'elles puissent tenir dans la société la place qui revient aux femmes . Jeanne ouvre des écoles, Marie Notre-Dame devient la référence pour ce service d'éducation. Aujourd'hui l'œuvre de Jeanne de Lestonnac s'étend sur quatre Continents, dans des cultures et des situations très diverses : en Europe, Amérique, Afrique et Asie. Les 1800 religieuses de ses (ou bien des) communautés travaillent comme éducatrices en collaboration avec des laïcs, dans des contextes très divers, à la construction d'un monde juste, solidaire et plus humain.
La Société de Jésus-Christ (UGEC)
Vers les années 1910-1915, un groupe d'étudiantes animé par le Père François GIRAUD,s.j. discerne les aspirations d'une jeunesse « sans Christ...n'ayant ni espérance ni Dieu en ce monde. »
À une époque où s'élabore un monde nouveau, marqué par la sécularisation et la promotion de la femme, et où les congrégations religieuses n'ont plus le droit d'exister ouvertement en France, ce groupe se sent appelé à répondre aux besoins qui se font jour. Un désir de se consacrer entièrement à Dieu et à leur mission éducative saisit plusieurs d'entre elles : une nouvelle famille religieuse est fondée à Lyon par Jane ROUSSET (1885-1996) et prend d'abord le nom de « Société de Jésus Réparateur » puis depuis 1978 celui de « SOCIÉTÉ DE JÉSUS CHRIST ». Selon l'esprit de Saint Ignace voulu expressément par la Fondatrice, les activités apostoliques se diversifient et s'universalisent dans une perspective fondamentale d'annonce et d'éducation de la foi.