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le paresseux
néglige
ce qui précède la décision : la veille et la recherche. Son écoute est faible,
il ne déchiffre pas les signes. Il ne voit donc pas venir les dangers. Le paresseux
possède un capital de connaissance faible. Sa capacité d'élaborer des scénarios
futurs est donc altérée. Sa capacité de les comparer est également faible, faute
de connaissance et de courage au travail. Le paresseux privilégie arbitrairement
certains scénarios. En ce sens, il prend ses décisions pour des réalités et manque
de lucidité. | |
l'orgueilleux
Nous avons tous tendance
à imputer nos succès à notre talent et nos insuccès à la malchance. Ce trait est
plus accusé chez l'orgueilleux que chez les autres. Ce travers qui empêche de
faire la part réelle de la chance et du talent conduit à quelques biais dans la
représentation de la réalité : - Surestimation de son talent :
l'orgueilleux devient présomptueux. Il ne voit pas qu'il peut rencontrer un échec.
Certes la confiance aide à réussir. Mais elle ne permet pas de réussir n'importe
quoi. L'orgueilleux devient imprudent.
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Sous-estimation du risque : s'il échoue, il attribue alors l'échec
à la malchance plutôt qu'à son manque de talent ou de raison. Il recommence, s'entête
dans une décision déraisonnable. De plus l'orgueilleux est facilement jaloux du
succès des autres. D'où parfois la tendance à l'imitation. | |
le
confus IIl
mésestime la complexité des choses qui pour lui sont certaines ou inexistantes.
Il
n'a pas le sens du compromis. C'est un obsessionnel de son objectif. Le reste
n'existe pas et doit se soumettre.
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| | l'impatient
il
a un horizon temporel trop court. Il décide pour prendre ce qu'il voit à court
terme, négligeant le long terme. Cela peut l'amener à décider trop tôt, quand
son capital de connaissance est trop faible. Pressé par le temps court, l'impatient
surévalue l'utilité des scénarios extrêmes |
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l'indécis
si
l'impatient est celui qui décide trop tôt, l'indécis est celui qui décide trop
tard. L'indécis accumule de l'information et décide quand l'exécution est devenue
praticable. Il surestime l'impacte de la décision sur la réalité, il recherche
donc une décision parfaite qui lui donne une chose et son contraire. Il recherche
la sécurité en accumulant l'information, il espère ainsi éliminer les scénarios
perdants. Bref, il ne sait pas saisir les occasions dans un monde fait d'occasions.
Souvent, l'indécis décide sous la pression de l'environnement, quand la décision,
à force d'avoir attendu, devient urgente. | | |
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| | l'ignorant
est
un décideur de mauvaise qualité. Il ne sait pas ce qu'il doit savoir pour décider,
il ne connaît pas son métier, il ne connaît pas les hommes, sa psychologie est
faible. L'indigence de ses connaissances affaiblit sa capacité d'anticipation.
Il continue de danser quand le feu est déjà au château |
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| | | | le
ringard
c'est
un mauvais décideur car il prolonge les courbes sans y ajouter d'expertise, de
raison et d'intelligence. Il est guidé par la référence au passé qui prend valeur
de dogme. Il confond le passé révolu avec le passé significatif. - Le superstitieux
: la superstition est une démission de l'esprit et à ce titre une insulte à l'intelligence.
Le superstitieux est affolé par la complexité du monde. Il a besoin d'un modèle
simple pour décider. |
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le
binaire
son expression
favorite est " de deux choses l'une ". Son œil n'aperçoit pas le gris entre le
blanc et le noir. Pour lui, réaliste convaincu, le monde est ce qu'il est. On
ne saurait admettre plusieurs façons de le regarder.
L'idée qu'entre oui et non il existe d'autres niveaux de logique (ni oui ni non),
d'autres nuances, d'autres niveaux de réalité, lui reste étrangère. Le binaire
est un mauvais décideur car il ne dispose d'aucun outil intellectuel pour dépasser
les blocages auxquels on se heurte fréquemment dans les relations personnelles
et dans les négociations.
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