Statues profanes à Amiens        

Place René Goblet se dresse l'imposante statue de Philippe de Hautecloque, plus connu sous le nom de " Général Leclerc ". Né en 1902 à Belloy St Léonard, à 30 km environ d'Amiens, il a été élève à la Providence d'Amiens dès 1913. Il y est décrit comme hautain, espiègle et bon élève. Ses professeurs saluent sa loyauté, sa spontanéité, sa générosité et sa volonté. Il poursuivra ses études à Versailles en 1920, puis à Saint Cyr. A la déclaration de guerre, en 1939, il est affecté à la 4° division d'infanterie. En 1940, il se lance (à vélo !) vers le sud de la France, de là il gagne Lisbonne pour s'embarquer à destination de l'Angleterre, dernier lieu de résistance à l'avancée allemande. Il y entre en relation avec le général de Gaulle. C'est alors qu'il prend le pseudonyme de Leclerc, pour préserver sa famille restée en France. De Gaulle l'envoie au Cameroun, au Gabon, en Libye. Nommé à la tête de la 2° division blindée, il débarque en Normandie le 1° août 1944, libère Paris le 25 puis Strasbourg le 23 novembre. Il meurt dans un accident d'avion en 1947, et est élevé à la dignité de Maréchal de France en 1952. Sa statue est l'œuvre des frères Joël et Jean Martel, et date de 1950.

En quittant la place Gambetta pour rejoindre la Cathédrale par la rue Dusevel, on ne peut manquer la statue dénudée de celle qu'avec beaucoup d'affection, les amiénois appellent : " l'tchote Marie sins c'mise ", autrement dit, " Marie sans chemise ". Cette statue a retrouvé pour l'an 2000 la copie de l'horloge sur laquelle elle était installée avant guerre, horloge détruite pendant la guerre. Ainsi, Marie a retrouvé de sa splendeur, mais même sans horloge, elle était déjà très appréciée des promeneurs, et il était courant, en période de rentrée étudiante et de bizutage, d'admirer sur elle des lingeries affriolantes qui parvenaient bien mal à masquer sa charmante nudité... Cette sculpture est l'œuvre d'Albert Roze.

Jules Verne est né à Nantes en 1828, mais il s'est installé plus tard en Picardie, tout d'abord au Crotoy en 1869, où il avait acheté en 1867 un bateau, puis à Amiens en 1871, et y a vécu jusqu'à sa mort en 1905. C'est à Amiens qu'il a écrit la plupart de ses œuvres. En 1888, il fut élu conseiller municipal, en 1889, il inaugura le cirque d'Amiens. Plusieurs lieux amiénois nous parlent de Jules Verne : Le cirque d'Amiens, la maison dans laquelle il vécut 18 ans, située rue Charles Dubois, la maison où il est mort, Boulevard Jules Verne, le monument jules Verne qui est installé dans les jardins du bas de la rue Saint Fuscien, square Jules Verne où l'on voit des enfants plongés dans la lecture des aventures décrites par ce grand visionnaire. Et puis surtout, au cimetière de la Madeleine, où il est inhumé, on peut admirer le surprenant tombeau qu'a réalisé pour lui le sculpteur amiénois Albert Roze. " Ce que j'invente restera toujours au-dessous de la vérité, parce qu'il viendra un moment où les créations de la science dépasseront celles de l'imagination... "
En bas de la rue Saint Fuscien se dresse l'imposant monument des " illustrations Picardes ", sur un emplacement choisi par Jules Verne lui-même dans son livre : " une ville idéale ". Jules Verne se promène dans Amiens en l'an 2000 et la voit à cet endroit. Mais de fait, elle n'y fut installée qu'en 1962. Ces statues, œuvres de Gédéon de Forceville, représentent les " gloires " picardes, et tout particulièrement celle du philosophe Charles Dufresne Ducange. A noter aussi, sur ce monument, une réplique du célèbre ange pleureur de la Cathédrale. Non loin de là, dans un jardin public, on peut voir une œuvre plus contemporaine, le mutilé du travail.
Non loin de là, dans un jardin public, on peut voir une œuvre plus contemporaine, le mutilé du travail.
La statue du célèbre Lafleur a été conçue par Pierre Bazin en 1983 dans un bloc de pierre de quatre tonnes. Elle a été inaugurée pour le Jubilé du théâtre d'Amiens. Elle repose place Aristide Briand à Saint-Leu.

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